• D'où est-ce que je sais ce que je sais ?

     

    D’où est-ce que je sais ce que je sais ?

     

    On me demande souvent d’où je sais toutes ces choses. Quelles sont mes sources ? Alors, je réponds simplement comme je vous répondrai : « Un peu de patience, vous êtes en train de lire un livre dont l’objectif n’est pas de connaître mes sources, mais d’y trouver quelques vérités. En ce sens, il est probable aussi que d’ici la fin de votre lecture, votre question s’estompe et n’ait plus lieu d’être. » En effet ; et ce qui serait formidable ; quelque part, vous aurez peut-être changé quelque chose en votre conscience. Vous considérerez alors que l’essentiel n’est pas de connaître mes sources, mais ce qui vous parle au plus profond de vous-même par votre intuition profonde, la porte ouverte à votre Esprit. Aussi, dans l’aventure que nous partagerons, je trouve plus naturel et fluide de vous laisser me découvrir tout au long de votre lecture.

    Je comprends parfaitement que certaines choses puissent en dépasser quelques-uns parce qu’en général elles ne sont pas conformes à ce que l’on sait – ce que l’on a appris. Mais j’aimerais vous retourner la question : d’où savez-vous ce que vous savez ? Ce peut être de vos parents et de votre entourage. Et eux ? D’où savent-ils ce qu’ils savent ? C’est la même réponse, et on peut aller comme cela jusqu’à plusieurs centaines de générations. Et quelles étaient leurs sources à l’époque où l’être humain n’était encore pas très évolué ? Ils seraient pour nous aujourd’hui, comme des enfants un peu sauvages et prêts à croire un peu tout. Prenant tout ce qu’ils ne peuvent expliquer pour du surnaturel, de la magie, de la sorcellerie ou provenant de Dieu. Les enfants croient innocemment et en toute confiance ce que leurs parents leur disent. Et ensuite, quand eux-mêmes sont parents, ils racontent à leur tour ce qu’ils croient de leurs parents et ce qu’ils ont accepté de croire par eux-mêmes (pour approfondir la question, je conseillerais la lecture d’un livre de sagesse : Le cinquième accord toltèque de Don Miguel Ruiz). Attention, je ne dis pas que toutes les croyances sont fausses. Je dis simplement qu’on a tendance à croire innocemment du fait de notre éducation et des relations vis-à-vis de tout ce qui nous entoure.

     

    Et c’est ainsi que l’on avance de génération en génération. Tout est empreint de croyances, et finalement, les bases se retrouvent souvent déformées, voire erronées. Parallèlement, les religions sont apparues avec les prophètes et les saints ayant canalisé certaines connaissances du ciel. Si encore la base était libératrice pour le bien des hommes et pour le meilleur des mondes, il n’y aurait rien à redire, je pense. Le problème étant qu’il s’agit souvent de croyances tournées de manière limitative et empreintes de peurs. L’homme étant sous une certaine forme, sauvage et non évoluée, il ne croyait qu’en sa force animale et en son ego. Le ciel a dû mettre le holà par les religions et certaines croyances, pour lui inspirer de la crainte et limiter son côté animal. Il est certain que cela ait fonctionné en bonne partie pour son temps, et l’on y fait allusion encore de nos jours. Ensuite, on a parlé de la force de l’amour, et l’homme a commencé à prendre conscience et à changer de façon plus haute.

     

    Comment pourrait-on s’harmoniser sur un monde futur dénué de négativité et donc « sans peur », sous la tutelle d’un Dieu qui nous limiterait par des peurs ?

     

    On me demande des preuves, mais, bien souvent, on ne peut prouver, mais simplement faire apparaître quelques déductions logiques et évidentes. Toutefois, lorsque je démontre, je tiens généralement à l’aspect subjectif, car il est important que chacun déduise de lui-même si cela constitue une preuve. Et mes démonstrations pourront – je l’espère –, vous convaincre. Avouez tout de même que beaucoup de choses convergent dans la plus logique des réflexions. Et c’est souvent comme cela que l’on fabrique une vérité. Seulement, l’ego veut savoir si la source est bonne et vraie, et voyez comment on tourne en rond. D’où savez-vous que la vôtre est bonne et vraie ? Alors qu’initié de bonnes bases, « l’intuition profonde » est capable de trouver de véritables réponses. Malheureusement lorsqu’on ne sait de quoi il s’agit, ou comment l’utiliser, cette faculté absolument divine est évincée sans attention par l’ego, le mental et, l’intellect.

    En définitive, bien que certaines vérités puissent se révéler frappantes, par le simple rejet de l’information, vous seriez dans l’incapacité de les admettre. Cela étant principalement dû à un manque d’ouverture provenant de votre mental, d’où il se sera créé quelques blocages issus de vos croyances.

     

    Il y a des choses que l’on ressent comme des « vérités » sans être bien certain qu’il s’agit de vérités, parce que justement, elles sont en dehors d’une certaine conformité. Alors des doutes persistent. Car, quoique nous soyons, quel que soit notre niveau de conscience, nous ne sommes pas non plus des moutons pour tout accepter de manière inconditionnelle.

    Tant que ce n’est pas acquis ou si ce n’est pas la vérité, il y aura quelque chose au fond de chacun qui dira que cela ne colle pas. Alors si l’on est courageux, vaillant et très intéressé, on cherchera la vérité. On aura besoin de confirmations, et quand on les aura trouvées, on ressentira ce qui est vrai dans sa profondeur, et ce sera une vérité acquise en nous.

     

    Moi, je suis pour la vérité et pas forcément pour la majorité. Car la majorité ne veut absolument rien dire. Elle peut se tromper, ou pire, être manipulée.

     

    En outre, il y a aussi des choses bien réelles qu’on ne connaît pas, qui ne sont pas acquises et donc, qu’on ne ressent pas forcément. Pour ces dernières, il nous faudra en être instruits. Il nous faudra aussi quelques preuves, ou tout du moins nous démontrer la vérité. Après cette instruction et ces démonstrations, bien souvent, il nous faudra encore attendre que l’alchimie fasse son effet, et que petit à petit le bon ressenti s’installe. Dès lors, nous comprendrons et nous connaîtrons la vérité. Si une connaissance n’est pas comprise et ressentie, on risque fort de garder des doutes sur sa véracité. C’est bien pour cela que l’on dit souvent que celui qui ne l’a pas vécu ne peut comprendre. C’est encore pour cela que nous nous réincarnons maintes et maintes fois, pour vivre différentes expériences afin de comprendre et acquérir en notre conscience chaque vérité dans sa profondeur. Des vérités qui en définitive peuvent être acquises par l’intuition profonde.

    (extrait de chapitre du livre : Une Nouvelle Conscience UN NOUVEAU MONDE)

     

     

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