• Dieu

     

    Dieu

     

    Je remarque souvent que beaucoup se questionnent sur l’activité de Dieu. On a quelque part le sentiment que Dieu n’est pas là, qu’il ne fait pas justice et miséricorde et qu’il laisse l’humanité à son sort. On me rétorque souvent : pourquoi Dieu laisse-t-il faire tant de drames et de misère dans le monde ? Les religieux penseront qu’ils ne sont pas assez méritants. Bien que le mérite soit une illusion ou tout du moins une parabole, il y a du vrai en cela. D’autres sont désespérés, en plein fatalisme. Ils attendent le Messie, le libérateur, le rédempteur de leurs souffrances. Il y a là aussi du vrai. En bref, on se plaint et ce n’est vraiment pas là l’énergie à avoir et diffuser.

    Il faut admettre que la question est assez classique. Je leur donne raison dans un certain sens, mais il y a confusion sur ces points. Si l’on se fonde sur les textes bibliques, il faut avouer qu’ils sont très controversés. Finalement, on n’y comprend plus grand-chose quand on cherche une clarté absolue et mathématique. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait de longues années. Plus j’apprenais, et moins j’avais le sentiment de comprendre. À croire que la Bible est faite de telle sorte qu’il ne faut pas chercher à la comprendre. Et de même, il existe une vérité à cela (voir : Zohar I/1b-2b), il arrive un moment où la compréhension nous échappe et l’on s’arrête à la question « Quoi ? » qui se résume simplement au « Je ne sais pas ». C’est à ce moment que l’on doit se taire, cesser le travail intellectuel, et chercher dans les hauteurs célestes. Certains commentateurs disent d’ailleurs que les simples couronneront le Messie. Bien entendu, comme on pourrait l’entendre – et je l’ai déjà entendu – il ne s’agit pas d’attardés mentaux, ou de simples d’esprit. Quand on parle de simples dans le contexte, il s’agit de personnes qui vivraient dans une simplicité d’ordre moral ou mental, en ayant – cette fois – ce que l’on appelle communément une foi simple et naturelle envers le ciel. Finalement, l’essentiel réside « dans la simplicité, l’amour et la joie ». Il est évident que l’élévation viendra aussi simplement et tout naturellement. Bien entendu, dans l’absolu on pourrait penser que le mieux serait de s’en tenir à cela, mais encore faut-il pouvoir s’y tenir ! Vivre dans la simplicité et, pourquoi pas, comme on dit (avec un brin d’humour) « être riche et en bonne santé ». Vivre dans le confort sans trop chercher quoi fait quoi… Mais plus sérieusement, combien sont capables de cela ? En vivant de la sorte, c’est un confort qu’il faut être capable de maintenir, et de mon point de vue, l’histoire demeure dangereuse. Ce serait pour la majorité, un peu comme avancer les yeux bandés, ou rouler avec une voiture susceptible nous lâcher à tout moment. En définitive, nous pouvons nous rendre à l’évidence que chaque chose a besoin d’une attention, d’un entretien et d’une maintenance.

     

    Revenons à la question des actions de Dieu

    Dans la bible et ses multiples commentaires, certains passages témoignent de la bonté de Dieu alors qu’à contrario, d’autres affichent un caractère de sévérité, voire de méchanceté sous quelques qualificatifs de justicier, vengeur, punitif… Alors, qu’est-il au juste ? Bon ou méchant ? Il est là ? Il n’est plus là ? Il fait quoi ? Quel bazar ! On ne peut pas être à la fois bon et méchant ni être présent et absent ! C’est impossible. Dieu n’est pas un être humain avec ses faiblesses, son ego, ses envies et ses absences d’envie. Alors de quoi s’agit-il au juste ?

    Je pense qu’il est préférable de l’expliquer d’une manière enfantine, au regard de la Bible, car bien des explications pourraient déstabiliser.

    Vous est-il déjà possible de concevoir que Dieu n’a pas la conscience de l’être humain moyen ? Il a fait l’homme à son image, mais l’homme s’est perverti à la suite de l’épisode de l’arbre de la connaissance.

    Dieu ne peut être que parfait et constant, et cela, il le fait dans l’amour, la prospérité, l’évolution, la joie aussi, et bien d’autres choses encore. Il a une part de lui-même en chaque homme, et l’homme est vraiment un enfant de Dieu. Il faut simplement qu’il grandisse.

    Il vit au travers des hommes comme de tout élément, et les hommes lui sont liés, tout comme une mère et son enfant.

    « Vous êtes les enfants de Dieu » (Deutéronome XIV, 1).

    La mère en particulier a bien souvent le sentiment de vivre à travers son enfant. La différence étant que Dieu laisse à son enfant le libre arbitre de faire ce qu’il veut. Ce peut être pour son bien, mais, malheureusement, ce peut être aussi pour son propre malheur. Quand on donne la faculté du « libre arbitre », on ne peut la donner à moitié. Un don est un don ; c’est donc à l’homme d’apprendre à s’en servir.

    Dieu demeure placide. Il émet toujours la même énergie d’amour et de vie, et cela sous une forme inconditionnelle, sans aucun jugement. Malheureusement, l’homme n’y est souvent pas aligné ; il la déforme, il la dénature.

    Évidemment, Dieu a laissé le libre arbitre à l’homme. En ce sens, il le laisse faire absolument tout ce qu’il veut. Même s’il vit dans le négatif, l’ego, la misère, il lui laisse faire son propre malheur, et ce, même jusqu’à la mort. Et puis, tel qu’on l’entend, la mort n’existe pas aux yeux de Dieu.

    Il réside donc un point statique. Dieu ne passera jamais outre ce don du libre arbitre. C’est une chose qui ne peut s’annuler. Il n’ira jamais de lui-même contrecarrer les choix de l’homme. Cela peut paraître complètement opposé à ce que vous savez, mais, patience, restez ouvert. Vous verrez qu’il est beaucoup question de forme.

     

    Ce libre arbitre va bien plus loin que ce que l’on pourrait imaginer. Et je le répète ; c’est à l’homme d’apprendre à s’en servir. Ce que l’homme a pu faire tout au long de ses différentes incarnations – que ce soit en bien ou en mal – n’est pas gratuit. Il y a toujours des répercussions qui y ressemblent, « en bien ou en mal ». L’homme produit toujours des karmas bons ou mauvais. S’ils sont mauvais, il devra les effacer d’une manière ou d’une autre, suivant ses capacités, par le bien ou le mal. Et cela, que ce soit dans cette vie ou une suivante. Aussi, au regard de cette fameuse loi de l’attraction vibratoire, il est préférable de garder en conscience que si l’homme se cantonne à ne penser qu’à sa misère, son négatif et, s’il vibre en de mauvaises énergies, il attirera inévitablement toute énergie similaire à la sienne. Dans ces conditions, il ne peut pas vraiment se sortir de sa géhenne. Pour cela, il faudrait qu’il change intérieurement de vibration ; qu’il change son négatif en positif. Comme on dit encore : « Aide-toi et le ciel t’aidera ». Ces attractions vibratoires sont réellement agissantes, et l’homme recevra toujours la pareille à ce qu’il émet. Il ne pourra donc jamais recevoir l’inverse ou quelque chose de différent de son état intérieur, c’est-à-dire, de ce qu’il émet.

    En outre, il y a une finalité qui demeure inéluctable malgré tout, et c’est aussi là où je rejoins certaines prophéties. C’est que l’homme, par le mal, finira par produire le bien. L’homme apprend toute sa vie, et de vie en vie à chaque réincarnation. Mais sortir le bien du mal n’est possible que si l’homme se réveille, sinon il irait au chaos et on obtiendrait l’apocalypse. Apparemment, d’après ce que le ciel nous renvoie, on ne va pas du tout en ce sens. Malgré les apparences, en cette époque de confusion, l’homme se réveille et active sa part de programme.

     

    Dire que Dieu n’est pas là et qu’il laisse faire la misère du monde est donc complètement absurde ou infondé. Une nouvelle fois, on remet tout sur les épaules de Dieu, et le sens divin n’a pas été compris.

    Dieu est en tout parce qu’il donne toujours la vie en la faisant évoluer et prospérer. Regardez, par exemple : si vous écrasez un petit arbre, est-ce qu’il ne va pas trouver une issue pour continuer à vivre et pousser comme il peut ? Pour l’homme, c’est sensiblement la même chose. Il pousse et retrouve une nouvelle force malgré le coup. Comme on dit, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. C’est l’homme lui-même qui gâche la vie, principalement par son niveau égotique, entraînant guerres et misères.

     (extrait du livre : Une Nouvelle Conscience UN NOUVEAU MONDE)

    Le développement n'est probablement pas suffisant, mais vous en saurez plus aux chapitres suivants : 

    La conscience divine

    Pourquoi parle-t-on de jugement de Dieu ?

     

     

     

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